Inclusion et productivité

Inclusion et productivité vont de pair pour les entreprises de l’Abitibi-Témiscamingue 

L’Abitibi-Témiscamingue fait face à un défi évident : les entreprises cherchent de la main-d’œuvre, mais peinent à recruter. Au 2e trimestre de 2025 en région, le taux de postes vacants atteint encore 4 %, soit 3 245 postes, ce qui place la région au  2e rang des taux les plus élevés au Québec (selon Statistique Canada). Face à cette réalité, ignorer des bassins de talents disponibles revient à se saboter soi-même. 

L’un de ces bassins — important et sous-utilisé — est constitué des personnes vivant avec une incapacité. Selon l’Enquête canadienne sur l’incapacité (2017), 16,7 % des personnes de 15 ans et plus en Abitibi-Témiscamingue, soit environ 18 280 individus, déclarent une incapacité. Parmi elles, 13 140 sont en âge de travailler (entre 15 et 64 ans). 

Ces personnes veulent contribuer, et plusieurs possèdent des compétences directement transférables dans les milieux de travail de la région. Le véritable obstacle n’est pas leur capacité, mais souvent le manque d’information ou d’outils adaptés pour les organisations. C’est précisément là que Vision-Travail intervient.

 

Pourquoi cela touche directement la compétitivité régionale 

Le développement économique de l’Abitibi-Témiscamingue passe par une logique simple : nous devons mobiliser l’ensemble de la population active. C’est une question de capacité opérationnelle, pas uniquement d’équité. 

Comme le rappelle l’OPHQ, plus de 100 000 Québécois handicapés constituent un bassin de talents auquel les entreprises accèdent encore trop peu. Dans une région comme la nôtre où chaque travailleur compte, cette situation doit changer. 

L’enjeu est clair : réduire la pénurie de main-d’œuvre suppose de mobiliser ou remobiliser tous les bassins de main-d’œuvre et mettre en place les leviers évitant le retrait des personnes déjà sur le marché du travail.

 

Pourquoi les entreprises ont intérêt à intégrer cette main-d’œuvre
  1. Vous recrutez plus efficacement — et plus vite

Les tendances démographiques sont sans équivoque : la région perdra une part importante de sa main-d’œuvre dans les prochaines années en raison des retraites et du faible taux de natalité. Parallèlement,  92 % des consommateurs privilégient les entreprises qui les embauchent (Enquête canadienne sur l’incapacité). 

Pour un employeur, embaucher des personnes handicapées signifie deux choses très concrètes : 

  • Un bassin de talents existe ici même. 
  • L’embauche inclusive améliore la perception de votre entreprise auprès de la clientèle.
  1. Vous renforcez votre culture interne sans exagération ni slogans

Les milieux de travail qui adoptent des pratiques inclusives profitent généralement d’un meilleur climat interne. Ceci s’explique par : 

  • Une moins grande rotation du personnel (meilleure stabilité des équipes), 
  • Un environnement où les employés sentent qu’ils peuvent demander de l’aide, 
  • Des relations interpersonnelles plus collaboratives. 

Ce ne sont pas des valeurs abstraites : ce sont des gains de productivité à court terme.

  1. Vous améliorez votre service à la clientèle

Les employés vivant avec un handicap — visible ou non — possèdent une compréhension fine de plusieurs enjeux d’accessibilité. Leur expérience contribue à améliorer la conception de vos services : signalisation, communication, accueil, outils numériques, etc. Ce type d’amélioration vous aide à rejoindre une clientèle plus large, sans coûts additionnels importants.

 

Les véritables obstacles — et comment les régler

Les défis ne viennent pas d’un manque de volonté des entreprises, mais plutôt de quelques obstacles qu’on peut souvent corriger : 

Obstacle 1 : La méconnaissance de la diversité des handicaps 

La plupart des employeurs pensent immédiatement à la nécessité de procéder à des adaptations physiques pour accommoder des personnes avec un handicap physique. Or, une grande part des handicaps sont invisibles : 

  • troubles de santé mentale, 
  • TDA/TDAH, 
  • troubles du spectre de l’autisme, 
  • troubles d’apprentissage, 
  • douleurs chroniques, 
  • limitations auditives ou visuelles. 

Comprendre ce spectre est essentiel pour offrir des ajustements réellement utiles. 

Obstacle 2 : La perception erronée de la productivité 

On croit encore trop souvent que les personnes handicapées seront moins performantes. Dans les faits, les études et l’expérience terrain montrent exactement l’inverse : la performance dépend surtout du bon jumelage poste-compétences et d’un cadre de travail clair. Beaucoup d’employeurs se privent donc de travailleurs compétents par simple manque d’information. 

Obstacle 3 : Le manque d’outils concrets 

Les gestionnaires n’ont pas toujours le temps ni les ressources pour revoir leurs pratiques ou repenser leurs méthodes d’encadrement. L’intégration devient alors un défi administratif… alors qu’elle pourrait être simple si un accompagnement approprié était offert.

 

Ce que Vision-Travail apporte aux employeurs

Contrairement à une approche bureaucratique, Vision-Travail offre des solutions applicables immédiatement et adaptées à la réalité de votre entreprise. 

  1. Analyse de poste et recommandations précises 

Vision-Travail évalue vos besoins réels : 

  • tâches essentielles du poste, 
  • compétences recherchées, 
  • obstacles potentiels, 
  • aménagements raisonnables. 

Vous recevez des recommandations claires et réalistes. Aucun jargon. Vous serez prêts à passer à l’action. 

  1. Sélection et mise en relation avec des candidatures appropriées

Vision-Travail vous présente des candidatures correspondant à vos besoins, pas des profils génériques. L’objectif est clair : réduire votre temps de recrutement et améliorer la pertinence des candidatures.  

  1. Soutien lors de l’intégration

Vous n’êtes pas laissé seul. Vision-Travail vous accompagne pour : 

  • l’accueil des nouveaux employés, 
  • la formation sur les bonnes pratiques, 
  • l’ajustement de l’environnement de travail, 
  • la communication entre gestionnaire et employé, 
  • la résolution de difficultés au besoin. 

Ce soutien se poursuit aussi longtemps que nécessaire.  

  1. Mise en place de mesures simples et abordables

Contrairement à la perception populaire, l’intégration ne nécessite pas de transformations coûteuses. Parmi les mesures fréquemment mises en place : 

  • télétravail partiel ou aménagement d’horaire, 
  • logiciels spécialisés pour faciliter certaines tâches, 
  • chaises assis-debout ou équipements ergonomiques, 
  • révision du mode de supervision, 
  • clarification des consignes par écrit, 
  • pratiques de communication adaptées. 

Ces ajustements améliorent aussi la productivité de l’ensemble de l’équipe, pas uniquement d’un employé.

 

Conclusion : Vision-Travail, un partenaire stratégique

Les employeurs qui collaborent avec Vision-Travail constatent rapidement trois bénéfices : 

  • Ils recrutent plus efficacement en accédant à un bassin de talents qualifiés et prêts à s’investir. 
  • Ils stabilisent leur personnel, car l’accompagnement réduit les risques d’échec d’intégration. 
  • Ils améliorent leur rendement opérationnel grâce à des pratiques mieux structurées et adaptées. 

Dans un marché du travail difficile, cette expertise n’est pas un luxe : c’est un avantage concurrentiel direct pour votre organisation.

 

Sources 

  • Statistique Canada, Enquête canadienne sur l’incapacité, 2017 
  • Statistique Canada, Taux de postes vacants — Québec 
  • Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), données sur les bassins de main-d’œuvre 
  • Observatoire de l’Abitibi-Témiscamingue